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Du "corps otage" au "corps mémoire" : les actes d'automutilation en prison chez les usagers de drogues et leurs mises en récitsFabrice Fernandez (1)
L'automutilation semble une pratique peu étudiée en France
ou sous-estimée. Sa définition garde encore des contours
assez flous. On peut la définir comme "une atteinte portée
à l'intégrité du corps pouvant compromettre sa vitalité
et son bon fonctionnement sans que cependant elle ait été
accomplie dans le but de se donner la mort." (Bourgoin, Girard,
2000). Cette définition fait déjà appel à
l'interprétation, qu'est ce qui permet de déduire qu'un
acte d'automutilation n'est pas une tentative de suicide ? En outre,
on peux également s'interroger sur son apprentissage. S'il est
vrai que, par exemple, les pratiques d'injection, tout comme les pratiques
de piercings, peuvent être des voies d'entrées à l'automutilation,
comment peut-on alors la distinguer de ces autres pratiques ? Sur notre terrain de recherche, nous avons rencontré des usagers
drogues injecteurs vivant dans des contextes de précarité
(à la rue, dans des squats ou des foyers) toujours à la
recherche d'un nouveau palier à atteindre dans l'expérimentation,
à l'affût des plus intimes et/ou sensibles endroits du corps
pour s'injecter (anus, verge, cou, il, crâne, etc.). C'est
auprès d'eux que nous avons été, tout d'abord, confrontés
à des pratiques d'automutilation. Traitement des corps et fonctionne-ment "totalitaire" en milieu carcéralOn sait que la prison peut jouer différents rôles durant
les parcours de vie des usagers de drogues, y compris celui d'un accès
aux soins et à un traitement de substitution. C'est aussi souvent
le lieu où l'on apprend sa sérologie. Par ailleurs, le passage
en prison peut correspondre à une période d'arrêt
de consommation parfois nécessaire pour se maintenir en vie. Inversement la prison est souvent vécue comme une violence supplémentaire,
non seulement vis-à-vis des conditions de détention (surpopulation,
infantilisation, etc.), des rapports interindividuels problématiques
(stigmatisation du toxicomane) mais aussi du fait de la difficulté
d'obtenir des produits et du matériel stérile. En détention, la rationalisation médicale se confronte aux logiques propres de l'univers carcéral. L'administration pénitentiaire elle-même se trouve aux prises, d'une part, avec les ajustements qui s'opèrent dans la pratique de la médecine (prescription "contrôlée" de produits de substitution, de calmants, rapport au personnel de surveillance, suivi des usagers à l'extérieur...) et d'autres part, avec les modes de résistances que les individus développent dans leurs pratiques, vis-à-vis des dispositifs qui leur sont proposés.
Vécu carcéral et discipline pénitentiaireSi le fonctionnement dit "totalitaire" de la prison produit des modifications au niveau identitaire, l'identité "souillée" par l'enfermement carcéral nécessite de nouvelles formes de gestion qui passent par une modification comportementale que tous les détenus ne sont pas à même de mettre en place, voire que certains refusent catégoriquement, par le biais des "adaptations secondaires désintégrantes", c'est-à-dire des conduites comme le suicide qui visent un renversement de l'ordre propre à l'institution (Goffman, 1968 : 256). Le sens de la peine est encore souvent vécu par les détenus
eux-mêmes, au moins au niveau des représentations, comme
une punition des corps, une privation de sexualité et de plaisirs.
Les détenus se sentent souvent privés de tout pouvoir sur
eux-mêmes et sur leur corps. Même si rappelons le, tel n'est
pas le but de l'administration pénitentiaire, qui se fixe d'autres
objectifs et notamment la réinsertion, la formation, le maintien
des liens familiaux, la culture ou encore l'éducation. Si la discipline carcérale n'a pas aujourd'hui pour objectif une emprise totale sur les corps et les esprits, on peut considérer son objectif principal comme celui d'un simple "maintien de l'ordre ; c'est-à-dire dépourvu de contenu, ne pouvant s'apprécier qu'avec des critères de pure opportunité et d'efficacité immédiate et certainement pas en terme de changement des individus à moyen ou à long terme" (Faugeron, Chauvenet, Combessie, 1996 : 36). Cependant nos recherches tendent à montrer que la prison est encore vécue comme dépossession du pouvoir sur soi, son corps et sa santé. Or l'administration pénitentiaire ne peut assumer ce paradoxe, la peine de prison n'est que la privation de liberté et rien de plus. La mise en danger de son propre corps, par le détenu, doit aussi être interprétée comme un moyen d'interpeller la médecine pénitentiaire mais aussi l'administration et le personnel des prisons dans son ensemble. Le corps otage : mise en scène de la souffrance et accès aux soins en détentionIl apparaît que l'accès aux soins en détention est toujours fonction des nécessités et des impératifs du travail des surveillants, ce qui augmente d'autant le climat de méfiance et de suspicion autour du bon vouloir des gardiens de prison. La prison a du mal à répondre à une des exigences qu'elle s'est fixée, à savoir un accès aux soins égal à celui de l'ensemble de la population. Par ailleurs, l'accès aux moyens de prévention reste, en prison, bien en deçà de ce qui est proposé à l'ensemble de la population (par exemple, pas d'accès aux seringues stériles). En outre, la sortie de prison est souvent l'occasion de surdosages, d'overdoses. Ce que les politiques sanitaires nomment "des pratiques à risques" perdurent en prison (certains UDVI affirment avoir vu ou avoir eux-mêmes pratiqué l'injection en prison avec des seringues usagées ou bricolées), des surdoses sont aussi fréquemment déclarées (par accumulation de produits de substitution délivrés par des médecins et d'autres produits ou drogues obtenus illégalement) ainsi que des détournements d'usage de médicaments (sniffés). Tout cela montre la difficulté d'un accompagnement médicalisé des usagers de drogues en prison. Durant les entretiens que nous avons menés, certains détenus injecteurs interrogés ne comprennent pas la cohérence de leur traitement de substitution ou la quantité de médicaments psychotropes qui leur sont parfois prescrits, pas plus que celle de leur peine de prison. Ils se sentent dépossédés du rapport individualisé qu'ils avaient établi avec leurs corps, notamment à travers la pratique de l'injection. La plupart d'entre eux semblent vivre la prison sur le mode de la violence et de la domination sociale, comme une totalité qui cherche à les écarter du jeu social, les paupérise, reproduisant ou amplifiant les inégalités sociales de l'extérieur et leur renvoyant le stigmate de l'étranger (3). Les services médicaux et psychiatriques sont souvent perçus comme faisant partie de ce système de domination et d'exclusion. Le médicament est très souvent considéré comme un véritable "outil d'asservissement" (4). Si on retrouve aussi ces discours à l'extérieur de la prison, ils forment un ensemble de connaissances collectives, entretenus par les échanges des usagers de drogues sur leurs expériences individuelles, constituant en cela une véritable mémoire collective. Mais cette mémoire collective, (largement entretenue par les détenus multirécidivistes) est aussi composée par les pratiques des détenus. Parmi lesquelles les tentatives de suicides et les actes d'automutilation jouent une fonction particulière. Suicides et actes auto-aggressifs : des modes d'adaptations secondaires différenciésEn prison, le sentiment de domination et d'exclusion se trouve souvent
amplifié par des situations administratives complexes (sans papiers,
transexualité, double peine, prostitution), pour certains UDVI,
s'injecter en prison constitue alors un mode de réappropriation
de son corps et une forme d'adaptation secondaire à l'univers carcéral.
Consommer des produits (que ce soit de la drogue ou des médicaments)
en prison ne semble pas tant un moyen d'échapper à l'emprise
carcérale qu'un moyen de supporter cet environnement. Cependant,
en l'absence de consommation, il arrive que des UDVI s'auto-mutilent.
La technique de l'automutilation, le jeu avec les médecins et les
surveillants qu'elle implique et les résultats ou bénéfices
perçus par le détenu (bénéfices matériels :
isolement, obtention de produits de substitution, et/ou bénéfices
symboliques : sentiment que le juge, le médecin, l'infirmière,
le directeur de prison, les surveillants, ou encore les autres détenus
pris par un élan de compassion seront plus à son écoute)
sont entretenus par les souvenirs des détenus qui l'ont eux-mêmes
pratiquée, l'ont vu pratiquée ou qui en ont entendu parler.
L'angoisse avant le jugement, le souci pour les personnes proches restées
à l'extérieur parfois dans des situations dramatiques (sans
revenu, maladie, etc.) mais aussi le manque de produits (drogues ou médicaments)
sont autant de raisons invoquées pour expliquer ce passage à
l'acte auto-agressif
(5) qui ne concerne pas seulement
les usagers de drogues, mais ceux ci restent surreprésentés
(Bourgoin, 2000 : 657-666). Ces comportements d'automutilation comme ceux qui consistent à
se taillader le bras ou le corps, avaler une fourchette, se brûler
pour les plus communs mais aussi parfois s'aveugler ou se mutiler les
oreilles ont été répertoriés depuis longtemps
par les spécialistes (Gonin, 1991 : 146-150). Si elle est
une pratique courante en détention, notamment pour les usagers
de drogues précaires, elle ne peut cependant pas être réduite
à une tentative de suicide. "Un jour je suis allé voir le psychiatre, je lui ai dit : "donnez-moi du Subutex® sinon je vais me couper les veines, je vais faire n'importe quoi." Mais quand je suis tombé la deuxième fois, j'étais en manque de Subutex®, j'étais vraiment malade. Il voulait pas m'en donner parce que j'avais pas d'ordonnance, ça traînait, traînait...J'ai vu le psychiatre trois fois, oui, non il me faut ça, il me faut ça et il me donnait d'autres choses qui correspondaient pas à mon traitement à moi. Alors moi, je suis arrivé dans son bureau très calme, j'avais mon rasoir là (caché dans sa main), je lui ai dit écoutez, donnez-moi du Subutex®, je vais me rendre malade, vos cachets j'en ai rien à faire, je veux le traitement de Subutex® que j'avais à l'extérieur de la prison. Il faut en arriver là, c'est fou...Faire traîner une semaine, ça va, tu passes des sales nuits, tu dors pas, t'as mal aux reins, des fois vous dégueulez." Rappelons que s'il était autrefois "défendu au prisonnier
de se soustraire à sa peine par une tentative de fuite ou de suicide"
(Prieur, 1999 : 11), aujourd'hui le ministère de la justice
affirme qu'il ne cherche pas "à empêcher totalement
le risque suicidaire, qui reste un geste d'ordre personnel" (Prieur,
1999 : 11). En 1996, un groupe de travail de l'administration pénitentiaire
explique la sursuicidité carcérale par le fait "que
la prison accueille de plus en plus de personnalités pathologiques,
inadaptées au monde du travail, souffrant d'un véritable
handicap relationnel [amplifié] par le fonctionnement habituel
"totalitaire", non négocié de la prison."
(Prieur, 1999 : 11). Les récits d'automutilés : les conditions d'émergence du "corps mémoire"En effet, il semble que la mise en récit de cette expérience opère un déplacement de sens. Alors que l'automutilation est un acte tourné vers un aménagement de sa condition de détenu (le corps est alors "otage" pour obtenir des antidépresseurs, des produits de substitution, un changement de cellule ou tout simplement une cigarette), elle deviendrait dans le récit de vie un acte de résistance à l'institution, qui permettrait de remodeler l'image de soi, en réinterprétant son parcours de vie à travers cette ultime ressource : le corps ("le corps mémoire"). Mais qu'est-ce au juste que ce "corps mémoire" ? Comment se construit-il ? Que se produit-il lorsque l'individu cherche à se remémorer ces souvenirs corporels ? Selon Halbwachs, le passé ne se conserve pas véritablement dans la mémoire individuelle, celle-ci se compose essentiellement de "fragments" et "d'images". C'est la réflexion qui appelle les souvenirs, par conséquent il ne peut y avoir de mémoire sans un travail de la conscience. Ainsi lorsque nous nous souvenons d'un événement survenu durant notre expérience, c'est avec notre perception du présent, c'est elle qui appréhende ces souvenirs. Tout souvenir nécessite l'intervention de la réflexion, d'une action consciente de la pensée. En prison, l'automutilation est pratique courante. Si les usagers de drogues qui s'automutilent ne constituent pas une communauté, ils n'en forment pas moins des groupes d'individus avec des vécus souvent comparables et qui par ailleurs se connaissaient souvent avant l'entrée en prison et se retrouvent après. Pour Halbwachs, "c'est en tant que membres de ces groupes que
nous nous représentons à nous-mêmes, et la plupart
des points de repères auxquels nous nous reportons ne sont que
les événements saillants de notre vie" (Halbwachs,
1994, p.125). Ainsi lorsque nous cherchons à nous remémorer
un souvenir en utilisant les points de repères de notre mémoire,
nous ne pouvons le faire qu'en tant qu'être social, par ailleurs
nous faisons émerger, avec ces repères, une grille de lecture
qui sert de support à notre identité présente. Le sociologue et le détenu ou le processus d'objectivation de la souffranceComme le tatouage qui fut et est encore parfois un support d'une mémoire
collective chez les militaires, les légionnaires ou les anciens
prisonniers, ou encore les cicatrices d'opérations qui sont exposées,
dévoilées, ces marquages du corps constituent un média,
un moyen d'entrer en communication, en tant qu'éléments
constitutifs d'une expérience personnelle marquée par une
signification collective. Cependant ce travail de conscience qui fait émerger les souvenirs
peut être activé ou non selon les circonstances et les contextes
sociaux. L'entretien sociologique constitue une situation particulière
où le corps est en représentation et où l'enquêté
participe à un véritable processus institutionnalisé
d'aveux (Hahn, 1986 : 54-68) où il lui est demandé
de raconter son histoire. Son corps lui-même devient alors un support
au discours. La personne interrogée peut alors réinterpréter
et se réapproprier son parcours de vie à partir de la situation
présente. Ainsi sans que la question leur soit explicitement posée, certaines
personnes que nous avons interrogées, nous ont exposé leurs
blessures, leurs entailles afin d'en faire le récit. Ces situations
où le corps mutilé est exposé au regard d'autrui
peuvent être considérées comme des situations déclenchantes
(eliciting situations) d'émotions (Boltanski,1993 : 219-220)
et parfois par extension de mise en récit du souvenir. Certains usagers interrogés restent cependant muets en montrant
leurs blessures, comme incapables de recomposer une image du passé,
laissant le regard de l'autre (le sociologue) parcourir leurs corps meurtris,
incapables de nommer cette souffrance. Le travail de desobjectivation
de la douleur paralyse le discours et laisse ainsi le champ libre aux
émotions. L'individu vit alors une forme d'expérience totale
(Castel, 1998 : 13), une souffrance physique et psychique qui envahit
toutes ses sphères d'activités. Dans sa recherche, Judith Herman présente des témoignages de personnes auto-mutilées où elles déclarent qu'elles se taillent ou se brûlent pour se donner une preuve de leur existence. Pour Judith Herman l'automutilation est une forme d'auto-protection, et non une tentative suicidaire (Herman, 1992). Si tel est le cas, chez les usagers de drogues dépendants, le manque est appréhendé comme une douleur physique et psychique qui, accompagné de la peur, du stress et de l'anxiété, modifie l'ensemble de leurs perceptions de manière à totaliser leurs attentions sur cette douleur. Et ce de telle façon que l'automutilation se présente comme une réponse temporaire à cette double emprise (celle du produit et du manque ainsi que celle de leurs conditions de détenus). L'individu au corps automutilé en prison semblent se réapproprier
(à l'instar de bon nombre de détenus) cette mémoire
collective élaborée autour du sentiment d'oppression et
de domination, qui dépasse le seul cadre carcéral mais dont
il reste un élément emblématique. "J'en ai chié [...] Les marques que j'ai sur le bras, c'étaient des marques de fausses libérations, de déprimes, t'en as marre, et puis ça cache en dessous des crises de manques aussi, d'angoisses, de frayeur, de peur. La première fois, tu oses et puis ça devient un vice, tu continues, tu continues, pourquoi, parce que ça te soulage quelques part." Les récits d'automutilation la décrivent comme une manière de détourner, un temps, l'attention des usagers de drogue de cette douleur qui semble insurmontable tout en préservant un rapport individualisé aux corps. L'automutilation est donc mise en discours à partir de contenus mémoriels corporels, qui rendent compte de cette pratique à travers une logique de survie. Par ailleurs, le passage à l'acte auto-agressif donne une visibilité sociale à cette souffrance interne. Ces marquages du corps inscrivent l'identité de l'usager dans un parcours de souffrance mais aussi comme un survivant, un rescapé (il est intéressant de voir le terme utilisé par les chercheurs québécois pour parler des automutilés : les réchappés). La remémoration de ces souvenirs de souffrance auto-infligée est alors l'occasion de réaffirmer une identité personnelle marquée par une forte résistance physique aux agressions et capable d'appréhender l'avenir avec de nouvelles ressources.
Notes : 1. CERS UMR CNRS 5117, Université de Toulouse II le Mirail 2. UDVI : Usagers de drogue par voie intraveineuse. 3. Dans certaines prisons où nous avons effectué nos recherches plus de 60% des détenus étaient de nationalité étrangère. De nombreuses maisons d'arrêts sont organisées en plusieurs blocs où les détenus sont répartis en fonction de leurs origines culturelles, leurs nationalités, voire leurs classes sociales. 4. Sur 1149 détenus (en moyenne sur l'année) l'UCSA (Unités de Consultations et de Soins Ambulatoires) de la prison de La santé délivre en moyenne 693 traitements hebdomadaires, d'après le rapport 2000 de la commission de surveillance de la Maison d'arrêt (MA) de Paris -La santé, p.55. 5. En 2000, 370 gestes auto ou hétéro-agressifs ont
été pris en charge par l'UCSA de la M.A de la Santé.
Bibliographie : - BESSIN M., LECHIEN M-H., ZELEM M.-C., "Soigner en prison :
principes et sens pratique des acteurs de la réforme", Revue
Française des Affaires Sociales, mars 1997, pp. 111-117. - BOLTANSKI L., La souffrance à distance, Paris :
Métailié, 1993. - BOURGOIN N., GIRARD C., "Les automutilations et les grèves
de la faim en prison", Revue de science criminelle, n°3, Juillet-Septembre,
2000, p. 257-266. - CASTEL R., (dir.), Les sorties de la toxicomanie, Types,
trajectoires, tonalités, Fribourg : Editions universitaires
de Fribourg, coll. Res Socialis, 1998. - DE QUEIROZ J-M., "Michaël Pollak : Une sociologie
du dicible", Sociétés n°39, 1993, pp.91-95. - FERNANDEZ F, L'expérience totale à travers les
parcours de vie d'usagers de drogues par voie intraveineuse de personnes
incarcérées, mémoire de DEA, (sous la direction
de M. Drulhe et M-C. Zelem), Université de Toulouse le Mirail,
2000. - FERNANDEZ F., Les modalités de la prise de risques
sanitaires chez les primo-injecteurs, Rapport à la DRASS, Université
de Toulouse le Mirail, AIDES-Toulouse, 2000. - FERNANDEZ F., L'intime en prison : corps, sexes et identité
en situation d'enfermement, mémoire de maîtrise (sous
la direction de M-C. Zelem et N. Lefeuvre), Université de Toulouse
le Mirail, 1999. - FAUGERON C., CHAUVENET A., COMBESSIE A., Approches de la prison,
Bruxelles : De Boeck Université, 1996. - GOFFMAN E., Asiles, Paris, Les Editions de Minuit, 1968. - GONIN D, La santé incarcérée, Paris :
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et processus de civilisation", Actes de le Recherche en sciences
sociales, n°62-63, 1986, pp. 54-68. - HALBWACHS M., Les cadres sociaux de la mémoire,
Paris, Albin Michel, 1994 (1925). - HERMAN J., Trauma and Recovery. New York, NY : BasicBooks,
1992. - PRIEUR C., "En une semaine, quatre détenus se sont
suicidés à Fleury-Mérogis", Le Monde du 02/06/1999,
p.11. - SCARRY E., The body in pain. The making and the unmaking of the world, New York : Oxford University Press, 1985. |
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